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LAURE

LAURE

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Une artiste :

Anne LAURE – Lausanne – SUISSE

www.annelaure-art.ch

Une oeuvre :

Parcours végétal, 2006 – Roggenburg, Moulin Neuf – SUISSE

parcoursvegetal.blogspot.com

Démarche :

Oeuvre : EXPOSITION A « ROGGENBURD » DANS LE JURA SUISSE, A « MOULIN NEUF »
15 toiles accrochées en plein air, dans les cours d’eau et les arbres de juin à septembre 2006

Démarche : Depuis 2004, je travaille dans un processus de construction et de reconstruction. D’abord par la recherche picturale sur le thème du végétal (monde en continuelle transformation) et lui donne un sens. Ensuite, par le travail photographique qui promène l’objectif au-dessus de la toile pour trouver dans le fragment une autre expression. Cette image est alors agrandie et imprimée sur de la toile. La technique informatique me permet d’intégrer des fragments de textes dans des fragments d’images et de rythmer les espaces vides et pleins, la transparence et la trace.

Le monde réel se perçoit à travers l’image, la couleur et les mots qui se superposent à la nature. Les textes sont extraits de mes propres travaux pour des courts-métrages vidéo autour du « Sens de la Vie », du « Passager »… Tout se lie et se relie à l’infini.

C’est en visitant « Moulin Neuf » que l’envie d’exposer ma peinture dans la nature s’est imposée à moi. Dans ce lieu s’est déroulé mon parcours artistique sur le thème du végétal. J’ai eu envie de mettre ma peinture dans la nature, puisque je me suis inspirée d’elle pour mon travail. L’axe de ma recherche aborde un aspect philosophique. Ce qui nous lie profondément à la nature, c’est d’être ses « passagers », en tension avec les différentes dimensions, parfois visibles et bien souvent invisibles à notre perception. Nous vivons chaque jour immergés de cet être vivant et mouvant.

L’eau est un élément indispensable à notre vie comme à celle des végétaux. Elle voyage et se transforme, elle passe, elle n’a ni commencement ni fin. Elle est passante. On devine son histoire sans pouvoir la retenir, elle est libre de s’évaporer, de se faufiler ou de dévaster. Devant mes yeux, un fragment de sa mémoire, une trace s’inscrit. Dépose du sable, de la terre, des pierres, des branches, des feuilles, de la vase. L’eau écrit le cours du temps et du mouvement. Elle est passée sur mes toiles, voilant et dévoilant comme le peintre le fait sur sa toile.

Dans ce cours d’eau tranquille, j’ai déposé 5 toiles, avec la trace de ma silhouette qui ressemble aux dames des jeux de cartes. Sur ces toiles, j’ai écrit les mots : « question » « cellule » « instant » « amour », « magique ». L’eau s’écoule dessus comme le temps qui passe, puis la terre se dépose doucement et recouvre petit à petit l’ensemble de l’image.