«Qui croire ?»

La première anamorphose végétale entièrement en 3D de l’artiste François Abélanet dans le cadre de l’évènement « Une saison sous les arbres » organisé par la Mairie de Paris à l’occasion de l’année internationale de l’arbre.

Du 24 juin au 17 juillet 2011.

Après le succès remporté par sa précédente anamorphose intitulée « Où sommes-nous ? » installée l’été dernier dans le parc de Bagatelle, l’artiste François Abélanet créé une œuvre de Land Art urbain inédite, à la fois ludique et interactive, spécialement conçue pour la vaste esplanade de l’hôtel de ville de Paris. Dans la lignée des grands maîtres de l’anamorphose, il a imaginé une œuvre cinétique éphémère qui donne à chacun l’illusion du relief.
Elaboré sur la base d’un dessin très précis calculé sur ordinateur et réalisé grâce au talent des jardiniers et techniciens de la Ville de Paris, un trompe-l’œil saisissant apparaîtra aux yeux des promeneurs. Pelles, râteaux, rayons laser et points GPS s’uniront pour réaliser une écriture contemporaine du jardin à la française. Sans trucages, ni effets spéciaux. En alliant la nature, l’art et les mathématiques.
Le public sera invité à pénétrer dans cette succession de volumes plantés d’herbe, pour s’approprier l’œuvre en jouant avec ses contours et ses volumes, avant de monter sur une estrade installée spécialement et de découvrir, depuis un seul point très précis, la forme monumentale imaginée par le créateur. Grâce à son appareil photo, chacun pourra immortaliser l’installation et emporter avec lui un souvenir de ce moment étonnant.
« Qui croire ? Le réel est-il ce que l’on voit ? Où commence l’illusion ? » s’interroge François Abélanet, créateur de cette anamorphose qui change notre façon de voir, de nous mouvoir dans un espace qui, tout à coup, n’est plus tout-à-fait plat. Ni tout-à-fait vrai. En forçant notre regard à quitter la ligne habituelle de l’horizon, en créant la confusion et nous faisant perdre nos repères, l’artiste nous propose de regarder le monde autrement et de réfléchir à la place de l’homme dans la nature.
Au delà des illusions optiques, c’est bien le miroir de nos certitudes qui se lézarde et laisse transparaître une autre vérité.

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