Portail du land art

Land art, art in situ, art en nature, art environnemental, earthworks ... L'idée de sortir l'art des musées commence à faire son chemin, les artistes investissent la nature et les paysages. Encore peu représenté sur Internet ce portail se propose de vous faire découvrir les nombreux talents et la diversité de ces nouvelles pratiques artistiques.

Actu

Pour suivre l'actualité du Land Art: news, festivals, expositions, appel à projets, débats ...

Visitez et réagissez sur notre BLOG

Découvrez les artistes travaillant dans la nature    artiste suivantsuivant

un artiste

François FRÉCHET

http://pagesperso-orange.fr/francois.frechet

Monbazillac - Dordogne

FRANCE

Une oeuvre

Avena niveriensis

Les Territoires Occupés - Metalovoice - 2007/2008

Cervon - Nièvre

FRANCE

demarche Géo localisation avec Panoramio
47° 14' 41.87" N 3° 44' 47.67" E
www.panoramio.com/photo/20019589

Oeuvre Avena niveriensis ou La biodiversité qui fait le paysage


Cette fleur voudrait raconter l’histoire de la biodiversité qui fait le paysage. Paysage modelé par l’être humain, et principalement par les agriculteurs. Le paysage qui devient un ensemble d’objets, agencés dans l’espace, et qui résulte des aménagements et des pratiques de production successifs mis en œuvre.
Le paysage ne peut être réduit à sa seule valeur économique, ou utilitaire pour nourrir, vêtir, abriter, chauffer l’être humain, il contient cette biodiversité qui le fait exister.
Tous ces être vivants (y compris les bactéries), constituent le paysage, sans rentabilité directe pour l’être humain, leur seule valeur (et c’est immense !) est d’exister et de faire exister un paysage dans sa diversité et dans son évolution. La destruction d’un maillon de la chaîne remet inévitablement en cause l’équilibre général.
Les pratiques agricoles irresponsables détruisent invisiblement et irrémédiablement cet équilibre...
donc le paysage.

On pourra dire que le biodiversité est un miroir de nos relations avec les autres espèces vivantes.

 

Avena niveriensis :
Structure bois en Pin
Toile en coton
Structure gonflable en PVC
Collaboration technique bois : Jean Yves Legrand
Teinture : Association de réinsertion de Marigny (APIAS)
Diamètre : 560 cm. Hauteur : 380 cm.

Les Territoires Occupés - Metalovoice
parcelle exploitée par Eric Gomes, appartenant à Sylvie Milord
juillet 2007 - septembre 2008

 

Démarche

Depuis 1980, début de mon travail professionnel, je réalise des interventions ou installations éphémères par choix.

L’idée de l’éphémère et du vivant est une constante dans mon travail. « L’œuvre » que je réalise est vivante dans le sens ou elle réalise un cycle : naissance, vie et mort.
* La naissance : est la conception du projet et la mise en œuvre,
* La vie : est l’évolution de l’œuvre au travers de plantes vivantes, et de sa rencontre avec la population
* La mort : est la fin de l’œuvre, la pourriture des matériaux naturels utilisés, qui retournent à la nature, d’où ils viennent.

Depuis 1990 je m’intéresse aux plantes sauvages. En autodidacte j’ai appris la reconnaissance des fleurs poussant spontanément aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

Aujourd’hui mon travail s’oriente de plus en plus vers une défense de la biodiversité. Mes projets, outre le coté esthétique de « l’artiste », veulent informer le public (comme une sonnette d’alarme, et non comme donneur de leçon) de l’urgence qu’il y a à préserver, sauvegarder ce patrimoine inestimable qu’est la biodiversité.

Mon travail est toujours pensé en fonction d’un environnement géographique, social et culturel spécifique,
Il est évident que l’impact psychologique et politique (au sens le plus large du terme) sur les gens, et l’état d’esprit dans lequel ils se trouvent en abordant mon installation est totalement différent si, elle se trouve dans une rue, sur une place, ou dans un bois, une campagne. Le fait que la personne tourne le coin d’une rue et découvre ma « sculpture », ou qu’elle aille de son plein gré dans la campagne pour voir mon travail, influence forcément l’état d’esprit dans lequel cet environnement sera abordé, reçu ou rejeté, accepté ou ignoré.

Chaque installation est un outil de recherche, un lieu de rencontre avec des volumes débouchant sur une quatrième dimension : l’espace-temps, concrétisé par la transformation de l’installation du aux semis. Ce qui induit une mutation de notre manière de reconnaître, d’appréhender le paysage au travers d’un apprentissage par l’expérience des trois dimensions de « l’espace support ».

François Fréchet
  

 

artiste suivantsuivant