Après un cursus scolaire de plasticien de
l’environnement architectural à l’ensaama Olivier de
Serres (Paris), j’ai œuvré à l’expérimentation de la
relation homme-nature. Une relation d’échange.
D’égal à égal.
Pour vivre dans cette réalité, je me suis retirée dans
la nature.
Marcher, être en mouvement, affronter le vent, la pluie,
le chaud, la faim, la solitude, la fatigue…..permet
d’atteindre un état dans lequel intérieur et extérieur
forme un tout.
Le regard change.
Mon travail est ce regard, cette vision devenu amour.
Amour de la terre
Amour de la transformation,
Amour des rythmes et des rites qui en découlent
Amour de l’homme
Je suis devenu une artiste qui a élargie son champ en
prenant :
La terre pour toile
Les herbes pour peinture
Mon corps pour pinceau
Les autres comme acteur sur mon chemin.
Je récolte beaucoup pour que cette « beauté » de la
nature devienne idée
Offrande
Rite et
Géoglyphe
Dans lequel chacun est invité à pénétrer, définissant
ainsi une notion de territoire.
Faire une installation, c’est ouvrir un site.
C’est consacrer un espace.
Un espace qui conçu comme un morceau de la terre en
réécriture, met en scène le rapport de l’homme à la
nature.
Le paysage renvoie toujours son image au dialogue
intérieur de celui qui le contemple, à sa mémoire. Il
est le lieu de la cosmogonie de chacun dans un ensemble
collectif.
Et pour moi, il me renvoie à ma sollicitude envers les
peuples premiers des Amériques.
Concrètement, ma recherche plastique se construit
régulièrement autour de 4 axes utilisés conjointement ou
séparément.
- Observation de la nature et des phénomènes (y compris
humains)
- Repérage, cheminement et occupation de l’espace
- Introduction d’une donnée appartenant à la culture
amérindienne.
- Ouverture de l’œuvre à l’autre par la notion
d’implication collective et de dimension exponentielle,
ou en travaillant l’interaction avec d’autre forme
d’expression : danse/mouvement, musique/son, écriture …
etc …
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